Escrituras - Writings - Ecritures

Reencuentro con la Naturaleza

Encontrarse con el mundo de Catherine Gielis a través de su trabajo, constituye un reencuentro con las manifestaciones más sutiles y subyugantes de la naturaleza.
Las piezas que brotan de sus manos mutan la tarea de orfebre en una manifestación que se funde con la escultura de manera elocuente; expresión que se inspira y vuelve homenaje a la vez, del color, textura, estructura y arquitectura, que contienen la semilla, la vaina, la corteza, la hoja y la raíz.
Pero también se nutre del maravilloso mundo animal y de la carga emotiva, ritmo, proporción y calidez de las dimensiones del cuerpo humano, envolvente y soporte del alma.
Asi, nos es expuesto este cumulo e experiencias aprencivas, en un torrente de piezas que con los brillos, reflejos y efectos que les imprime la técnica utilizada y la combinación acertada de materiales, en obras luminosas y vivas.
Constituye en todo caso un ventana que permite atisbar esta interpretación personal que Catherine quiere compartir sobre la visión de una naturaleza que nos acerca al origen de la vida.

Artro Eduardo Alvarado Iracheta

 

Les Belges du bout du monde

Editions Racine - 2008

 

Catherine GIELIS
Bijoutière à Guanajuato

Avec un grand-oncle qui a dessiné et envoyé aux quatre coins du globe le plus illustre des reporters de papier et un papa qui a sillonné la planète pour Médecins Sans Frontières, il coulait de source que Catherine Gielis ne passerait pas sa vie au bord de l’Ourthe. Et de fait : piquée par le virus du voyage, l’envie d’espace et de découverte, elle balade, dès dix-huit ans, ses semelles sur les chemins de traverse du monde, jetant son dévolu sur le sud-est asiatique et l’Amérique du Sud.
Diplômée en arts plastiques, elle suit ensuite des cours de bijouterie à l’Institut des Arts et Métiers de Bruxelles. La joaillerie, la ciselure, la cire perdue, l’émail ou encore la gemmologie n’ont plus le moindre secret pour elle. L’envie d’en faire un métier la taraude, au même titre qu’un exil au soleil, pour sortir de la grisaille belge. En 2001, son attachement tout particulier pour l’Amérique latine lui fait poser l’ancre au Mexique. Avec Fionna, sa fille née au Brésil, Catherine succombe au charme de Guanajuato. C’est là, dans cette ancienne ville coloniale qu’ils s’installent. Où plutôt à quelques kilomètres du centre historique – classé patrimoine mondial de l’Unesco – puisque la Liégeoise vit et établit son atelier à 2.000 mètres d’altitude, dans une ancienne mine où, il y a septante ans encore, vivaient et travaillaient plus de deux cents cinquante familles. Aujourd’hui, avec neuf familles seulement, le site s’apparente davantage à un village fantôme, blotti au milieu des montagnes aux douces formes arrondies...
Catherine puise une bonne partie de son inspiration dans cet univers minéral. Les éléments végétaux et le monde animal complètent son terreau créateur. De ses doigts agiles, elle travaille les matériaux nobles comme l’or, l’argent, le cuivre ou le laiton et les transforme en bijoux et petites sculptures d’une rare expression. Pour elle, ce travail n’en n’est pas un : le bonheur d’être dans son atelier, de créer, de jouer avec les matières et, après, de valoriser ses créations prime avant tout le reste. Discrète, Catherine ne se vantera pas de connaître une réputation grandissante sur le marché de l’art du bijou. Ni même de dispenser des cours de danse égyptienne pour laquelle elle avoue une certaine fascination…